Critiques sociales, guide de toutes sortes, informations non-pertinentes sur les divers petits aspects de la culture, de l'éducation et de cette époque éclatée qu'est la nôtre.
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vendredi 8 octobre 2010
Publicité anti-drogue
Les publicités anti-drogue sont de plus en plus extrèmes. Voici un exemple pris sur Internet.
jeudi 7 octobre 2010
3e partie : Guide des colloques à l'usage du débutant
N'ayez crainte, public en délire, la troisième partie du guide vous est livré aujourd'hui.
4- Le conférencier
Voilà une position dangereuse au sein du colloque. En choisissant de présenter une communication devant un ensemble de spectateurs d'une neutralité désarmante, vous serez scruté, analysé et dans le pire des cas, ridiculisé. Il vous faut donc préparer un plan d'attaque digne des meilleurs stratèges :
Étape 1 : Construisez votre forteresse
Entourez-vous de divers objets qui vous permettront à la fois d'amortir votre stress et de dévier l'attenttion des spectateurs. Oubliez les évidences tels que la machine au mouivement perpétuel ou le singe qui joue des cymbales, soyez subtils :
- Conservez toujours un crayon dans votre main. En plus de donner une importance accrue à vos propos en créant l'illusion d'un index super long, cet outil déconcentrera votre auditoire si vous l'utilisez pour battre la mesure de vos propos, le mettre dans votre bouche ou vous gratter le dessus de la tête. Dans le cas possible où votre communication agit tel un somnifère sur l'auditoire, vous pourrez toujours vous en servir pour frapper votre lutrin, créant un effet de surprise.
- Exigez un verre d'eau. Les moments où vous le porterez à votre bouche et le remplirez sont autant de précieuses minutes qui vous évitent de parler et/ou de chercher vos propos.
- Préparez un Powerpoint ou un fascicule. Ces deux outils ont tous deux l'avantage de provoquer une rêvasserie presque instantanée chez le spectateur. Pour cette raison, privilégiez les images au texte, ce qui vous évitera également l'embarras immense causé par les fautes d'orthographe. Cependant, dans le cas où vous devrez y insérer du texte, assurez-vous qu'il comprenne les éléments suivants :
Étape 2 : Attaquer
Le plan d'attaque que je vous propose est très simple : il s'agit d'éviter une période de questions qui mettrait votre crédibilité en péril. La dernière chose que vous souhaitez est cette horrible sensation semblable à celle que l'on ressent dans les rêves où l'on est tout nu à l'école. Voici une méthode qui pour l'avoir observé, a fait ses preuves :
- Remerciez. Cette étape vous prendra quelques minutes. Vous donnerez ainsi l'image d'une personne humble, qui reconnait le grand travail de ses prédécesseurs, en plus de vous attirer la sympathie de votre public. Commencez toujours par les organisateurs et n'oubliez pas la personne qui vous a servi le café, vous montrerez que malgré votre grand savoir, vous demeurez une personne accessible.
- Vulgarisez. Je sais que cela peut sembler contraire à tout ce qui vous a été présenté jusqu'ici, mais sachez que malgré la croyance populaire, la majorité des universitaires aiment les communications qui vont droit au but et qui présentent une idée générale du sujet de votre recherche. Restez en surface et parlez avec entrain. Agrémentez votre communication par de nombreux exemples du quotidien, évitez toutefois la culture populaire, les références ne sont pas les mêmes pour tous.
En utilisant cette stratégie, le binoclard qui se risquerait à vous poser une question pointue sur votre sujet perdra d'emblée la sympathie du public, ravi, pour une fois, d'avoir compris l'intégralité d'une conférence. À la question précise qui vous sera posée, votre meilleure réponse sera :
- J'ai bien étudié cet aspect, mais j'ai préféré ne pas l'aborder en détails puisque je désirais présenter une idée générale de mon sujet et que de toutes façons, le temps alloué ne m'aurait pas permis de le faire.
Garder toujours la carte du temps alloué dans votre manche, prête à vous secourir en tout temps. Il s'agit de votre meilleure alliée.
Conclusion
Servez vous judicieusement des connaissances acquises dans ce petit guide. La parution d'un nouveau chapitre (Comment charmer vos collègues lors des conversations hors-conférences d'un colloque) devrait paraître sous peu.
Bien à vous (et à vos mères) !
4- Le conférencier
Voilà une position dangereuse au sein du colloque. En choisissant de présenter une communication devant un ensemble de spectateurs d'une neutralité désarmante, vous serez scruté, analysé et dans le pire des cas, ridiculisé. Il vous faut donc préparer un plan d'attaque digne des meilleurs stratèges :
Étape 1 : Construisez votre forteresse
Entourez-vous de divers objets qui vous permettront à la fois d'amortir votre stress et de dévier l'attenttion des spectateurs. Oubliez les évidences tels que la machine au mouivement perpétuel ou le singe qui joue des cymbales, soyez subtils :
- Conservez toujours un crayon dans votre main. En plus de donner une importance accrue à vos propos en créant l'illusion d'un index super long, cet outil déconcentrera votre auditoire si vous l'utilisez pour battre la mesure de vos propos, le mettre dans votre bouche ou vous gratter le dessus de la tête. Dans le cas possible où votre communication agit tel un somnifère sur l'auditoire, vous pourrez toujours vous en servir pour frapper votre lutrin, créant un effet de surprise.
- Exigez un verre d'eau. Les moments où vous le porterez à votre bouche et le remplirez sont autant de précieuses minutes qui vous évitent de parler et/ou de chercher vos propos.
- Préparez un Powerpoint ou un fascicule. Ces deux outils ont tous deux l'avantage de provoquer une rêvasserie presque instantanée chez le spectateur. Pour cette raison, privilégiez les images au texte, ce qui vous évitera également l'embarras immense causé par les fautes d'orthographe. Cependant, dans le cas où vous devrez y insérer du texte, assurez-vous qu'il comprenne les éléments suivants :
- Au moins un mot en italique. Cet élément rajoute une pointe d'humour et vous permet d'utiliser les langues étrangères et les registres de langue familier ou ordurier.
- L'expression : et/ou.
- Les noms des auteurs qu'il est gênant de prononcer.
Étape 2 : Attaquer
Le plan d'attaque que je vous propose est très simple : il s'agit d'éviter une période de questions qui mettrait votre crédibilité en péril. La dernière chose que vous souhaitez est cette horrible sensation semblable à celle que l'on ressent dans les rêves où l'on est tout nu à l'école. Voici une méthode qui pour l'avoir observé, a fait ses preuves :
- Remerciez. Cette étape vous prendra quelques minutes. Vous donnerez ainsi l'image d'une personne humble, qui reconnait le grand travail de ses prédécesseurs, en plus de vous attirer la sympathie de votre public. Commencez toujours par les organisateurs et n'oubliez pas la personne qui vous a servi le café, vous montrerez que malgré votre grand savoir, vous demeurez une personne accessible.
- Vulgarisez. Je sais que cela peut sembler contraire à tout ce qui vous a été présenté jusqu'ici, mais sachez que malgré la croyance populaire, la majorité des universitaires aiment les communications qui vont droit au but et qui présentent une idée générale du sujet de votre recherche. Restez en surface et parlez avec entrain. Agrémentez votre communication par de nombreux exemples du quotidien, évitez toutefois la culture populaire, les références ne sont pas les mêmes pour tous.
En utilisant cette stratégie, le binoclard qui se risquerait à vous poser une question pointue sur votre sujet perdra d'emblée la sympathie du public, ravi, pour une fois, d'avoir compris l'intégralité d'une conférence. À la question précise qui vous sera posée, votre meilleure réponse sera :
- J'ai bien étudié cet aspect, mais j'ai préféré ne pas l'aborder en détails puisque je désirais présenter une idée générale de mon sujet et que de toutes façons, le temps alloué ne m'aurait pas permis de le faire.
Garder toujours la carte du temps alloué dans votre manche, prête à vous secourir en tout temps. Il s'agit de votre meilleure alliée.
Conclusion
Servez vous judicieusement des connaissances acquises dans ce petit guide. La parution d'un nouveau chapitre (Comment charmer vos collègues lors des conversations hors-conférences d'un colloque) devrait paraître sous peu.
Bien à vous (et à vos mères) !
dimanche 3 octobre 2010
2e partie : Guide des colloques à l'usage du débutant
Troisième partie : Être spectateur
Maintenant que vous êtes parés et caféinés, vous entrez dans un monde secret gouverné par une poignée d'initiés. À la première conférence, la douce brise de convivialité timide s'est éteinte. Désormais, vous devez vous concentrer sur trois choses :
1- Éviter tous bruits corporels
Sitôt assis sur votre chaise, vous commencez à regretter amèrement les cafés que vous avez engloutis. La peau de votre estomac se dilate, vous donnant l'allure horrible d'un texan sur le point d'accoucher d'un extra-terrestre (cliché). Il est hors de question de détacher le premier bouton de votre pantalon, un tel appel à la lubricité n'est pas le bienvenu. Demeurez assis et tentez de modifier vos grimaces de douleur en expression de concentration intense.
La suite est beaucoup plus difficile. Par bonheur, vous sentirez votre ventre dégonfler, mais ce relâchement s'accompagne d'un bruit semblable au démarrage d'une connexion internet de 1997. Restez impassible, et masquez le bruit en tournant les pages de votre calepin. Rassurez-vous, personne ne vous en reparlera. Aborder ce sujet prouverait par le fait même qu'une chose aussi tangible qu'un bruit de digestion puisse déconcentrer l'auditoire, ce qui est impossible... officiellement.
Dans le même ordre d'idées, évitez tous bruits de mastication, de craquage de doigts et de reniflements. Cependant, cette consigne ne s'applique pas aux conférenciers, ni aux présidents d'assemblés, puisque ce sont des moyens classiques pour attirer l'attention du spectateur.
2- Combattez l'ennui
Toutes les conférences ne vous apporteront pas une nourriture intellectuelle amusante. Si l'ennui vous prend, il vous faudra alors feindre l'intérêt. Voici quelques petits conseils qui ont fait leurs preuves :
- Ne sous-estimez pas l'importance du calepin. Ce merveilleux petit outil peut vous servir à dessiner le château de vos rêves, faire votre budget, écrire une lettre d'amour ou encore ériger les plans d'un vaisseau spatial en forme d'oeuf. Les possibilités sont infinies.
- Faites des paris avec vos collègues (choisissez-en un que vous ne cherchez pas à impressionner !). Par exemple, pariez 1$ que le mot "dichotomie" sera prononcé d'ici 15 minutes, 10 $ si votre collègue pose une question comprenant le mot "gonorrhée". Évitez de rire, parce que tsé, c'est pas la place !
- Observez les tics des conférenciers. Voir la section précédente.
3- Posez les bonnes questions
Vous voulez impressionner les érudits présents par votre capacité à humilier publiquement un conférencier ? N'ayez craindre, cela s'avère très facile à réaliser, il vous suffit de suivre le modèle ci-dessous :
-Longue introduction qui déballe toutes vos connaissances sur des éléments plus ou moins éloignés au sujet de la conférence. Ex : Si la conférence parle des chênes canadiens, vous pouvez parler des frênes canadiens, des forêts canadiennes, des chênes américains, de la symbolique du chêne, de la ressemblance entre le mot chêne et le mot chaîne, etc.
suivie de :
-"Votre recherche tient-elle compte de ces divers éléments ?"
Ça fonctionne à tous coups. N'oubliez pas votre accent international.
Voilà pour cette deuxième partie, la troisième et dernière section portera sur le rôle du conférencier.
Saluez vos mères pour moi.
Maintenant que vous êtes parés et caféinés, vous entrez dans un monde secret gouverné par une poignée d'initiés. À la première conférence, la douce brise de convivialité timide s'est éteinte. Désormais, vous devez vous concentrer sur trois choses :
1- Éviter tous bruits corporels
Sitôt assis sur votre chaise, vous commencez à regretter amèrement les cafés que vous avez engloutis. La peau de votre estomac se dilate, vous donnant l'allure horrible d'un texan sur le point d'accoucher d'un extra-terrestre (cliché). Il est hors de question de détacher le premier bouton de votre pantalon, un tel appel à la lubricité n'est pas le bienvenu. Demeurez assis et tentez de modifier vos grimaces de douleur en expression de concentration intense.
La suite est beaucoup plus difficile. Par bonheur, vous sentirez votre ventre dégonfler, mais ce relâchement s'accompagne d'un bruit semblable au démarrage d'une connexion internet de 1997. Restez impassible, et masquez le bruit en tournant les pages de votre calepin. Rassurez-vous, personne ne vous en reparlera. Aborder ce sujet prouverait par le fait même qu'une chose aussi tangible qu'un bruit de digestion puisse déconcentrer l'auditoire, ce qui est impossible... officiellement.
Dans le même ordre d'idées, évitez tous bruits de mastication, de craquage de doigts et de reniflements. Cependant, cette consigne ne s'applique pas aux conférenciers, ni aux présidents d'assemblés, puisque ce sont des moyens classiques pour attirer l'attention du spectateur.
2- Combattez l'ennui
Toutes les conférences ne vous apporteront pas une nourriture intellectuelle amusante. Si l'ennui vous prend, il vous faudra alors feindre l'intérêt. Voici quelques petits conseils qui ont fait leurs preuves :
- Ne sous-estimez pas l'importance du calepin. Ce merveilleux petit outil peut vous servir à dessiner le château de vos rêves, faire votre budget, écrire une lettre d'amour ou encore ériger les plans d'un vaisseau spatial en forme d'oeuf. Les possibilités sont infinies.
- Faites des paris avec vos collègues (choisissez-en un que vous ne cherchez pas à impressionner !). Par exemple, pariez 1$ que le mot "dichotomie" sera prononcé d'ici 15 minutes, 10 $ si votre collègue pose une question comprenant le mot "gonorrhée". Évitez de rire, parce que tsé, c'est pas la place !
- Observez les tics des conférenciers. Voir la section précédente.
3- Posez les bonnes questions
Vous voulez impressionner les érudits présents par votre capacité à humilier publiquement un conférencier ? N'ayez craindre, cela s'avère très facile à réaliser, il vous suffit de suivre le modèle ci-dessous :
-Longue introduction qui déballe toutes vos connaissances sur des éléments plus ou moins éloignés au sujet de la conférence. Ex : Si la conférence parle des chênes canadiens, vous pouvez parler des frênes canadiens, des forêts canadiennes, des chênes américains, de la symbolique du chêne, de la ressemblance entre le mot chêne et le mot chaîne, etc.
suivie de :
-"Votre recherche tient-elle compte de ces divers éléments ?"
Ça fonctionne à tous coups. N'oubliez pas votre accent international.
Voilà pour cette deuxième partie, la troisième et dernière section portera sur le rôle du conférencier.
Saluez vos mères pour moi.
vendredi 1 octobre 2010
Petit guide du colloque à l'usage du débutant
Ceux qui font actuellement une maîtrise ou un doctorat devront, un jour, se soumettre à ce mutuel cérémonial d'auto-congratulations que sont les colloques universitaires. J'aimerais fournir ci-joint un petit guide pour éviter que vos premières expériences se soldent par une humiliation totale devant un binoclard asthmatique au toupet hipster.
Voici donc la première partie de ce sujet qui devrait s'étendre pendant plusieurs petits messages, ma gang de chanceux ! :
Voici donc la première partie de ce sujet qui devrait s'étendre pendant plusieurs petits messages, ma gang de chanceux ! :
La construction de soi au milieu d'utilisateurs d'unités lexicales
au nombre de syllabes supérieur à la racine carrée de soixante-et-un
ou
Comment survivre aux colloques universitaires
Que ce titre vous prépare à la dangereuse réalité des colloques universitaires ou la complexité de la parlure est reine !
Première partie : Quel est le but d'un colloque ?
But officiel : Présenter l'état de ses recherches à une vaste communauté d'intellectuels, permettant ainsi de renforcer son réseau social, le tout dans un contexte sympathique.
But officieux : Présenter l'état de ses recherches, de la façon la moins claire possible, pour ensuite répondre à des questions précédées d'obscures préambules. Le tout résulte alors en un duel entre le conférencier et le spectateur-questionneur, observé par une communauté d'intellectuels à l'expression neutre. Après avoir tenté de comprendre les questions et de conserver une pointe de confiance en soi, le conférencier sera applaudi poliment par quelques personnes. Le reste du colloque sera agrémenté de poignées de mains plus ou moins fermes, de timides réflexions sur l'état de ce monde et de quantités astronomiques de café tiède, mais gratuit.
Deuxième partie : La préparation.
Je ne vous dirai pas comment vous préparer en vue de votre conférence, il n'en tient qu'à vous de vous assurer de la qualité du contenu que vous allez présenter. Néanmoins, dans ce monde cruel qui n'a aucune pitié, un bon contenu se doit d'être bien apprêté. Le futur participant à un colloque universitaire se doit d'apporter une attention toute particulière aux points suivants :
1- L'habillement
Il est de bon ton d'arborer des vêtement aux couleurs foncées. Le brun, le noir, le gris et le bleu marine sont de mise. N'oubliez pas qu'en tant qu'intellectuel, vous n'êtes pas censé posséder la capacité d'agencer les couleurs. De plus, porter des vêtements ou des accessoires de couleurs voyantes pourraient donner l'impression que vous êtes heureux et bien dans votre peau. Ne donnez pas l'impression contradictoire que vous pouvez vous adonnez à la joie alors que de profondes questions existentielles vous taraudent constamment ! Pour cette raison, il est avisé d'arborer des cernes profonds sous vos yeux et une peau sans éclat, puisqu'évidemment, vous ne dormez pas et mangez mal. Dans le même ordre d'idée, n'oubliez pas d'afficher une maigreur ascétique digne de Lord Byron.
En tant que jeunes chercheurs, vous ne devez montrer aucun sens du style ou de la mode. Les hommes porteront des vêtements classiques, tels que des vestons et des gilet sans manches, mais dont la coupe est légérement trop grande pour avantager réellement la silhouette. Les femmes pourront suivre les guides : Comment vous habiller selon l'occasion ! et Comment vous habiller selon votre silhouette ! que l'on trouve dans tout bon magazine ou webzine féminin. Cependant, les conseils fournis par le deuxième guide devront être appliqués à l'inverse. Il n'est pas question de vous avantager. Rappelez-vous qu'une belle femme intelligente est un non-sens et que si jamais une telle créature existait, l'univers imploserait dans un pouf assourdissant.
2- La gestuelle
Pensez à adopter un tic quelconque qui dévierait l'attention des spectateurs, diminuant ainsi le nombre de questions qui pourraient vous être posées. La palme revient à tous les gestes entourant le front et le dessus de la tête, puisqu'il s'agit du siège de votre pensée.
3 - Le vocabulaire
Il est maintenant temps de faire entendre ce magnifique accent international que vous avez pratiqué pendant des heures. Il vous faut éviter toute possibilité de traçabilité par l'accent qui pourrait donner lieu à des instants de familiarité de très mauvais goût.
Atténuez toutes fluctuations de votre voix. Conservez cette douce neutralité qui vous permet de changer d'opinion selon votre interlocuteur sans attiser les soupçons.
Enrichissez votre vocabulaire de :
- Évidemment.
- J'allais dire la même chose.
- J'y pensais justement.
- C'est le mot juste.
Ces phrases vous seront très utiles en toutes circonstances. Surtout lors des conversations hors-conférences.
Ceci termine donc cette première partie. La suite suivra sous peu.
Mes salutations à votre très charmante mère !
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